L'ALTIMÈTRE

PRINCIPE : L'altimètre fournit une information de distance verticale par rapport à une référence choisie par le pilote (niveau de la mer, niveau de l'aérodrome..). Mais il faut interpréter ses indications. Un altimètre n'est qu'un baromètre : il enregistre la pression extérieure et la restitue sur un cadran gradué en pieds. La pression diminuant avec l'altitude, une capsule anéroïde enregistre la variation de pression, par déformation. Celle-ci est transmise à une aiguille qui se déplace dans un cadran gradué.

PRÉSENTATION : Tous les altimètres sont munis d'une fenêtre où apparaît une échelle de pression. Elle est graduée en hectopascals (hpa). Le cadran est généralement graduée en pieds (ft). Sachez que 1ft # 0,30 m. Règle simple pour transformer les mètres en pieds on multiplie par 10 et on divise par 3.

ÉTALONNAGE : Nous avons dit que l'altimètre restituait, à partir d'une pression une altitude en ft. Les constructeurs et les réglementaristes se sont mis d'accord pour choisir la référence de l'atmosphère standard, c'est-à-dire qu'à un relevé de pression donné, on fera correspondre l'altitude où, en atmosphère standard ,règne cette pression selon les tables (Ex : l'altimètre détecte 843 hPa, il indiquera 5000 ft) et la décroissance avec l'altitude est celle de l'atmosphère standard. Par conséquent, l'altimètre qui indique 5000 ft ne sera celui d'un avion effectivement à 5000 pieds topographiques au-dessus du niveau de la mer que si l'atmosphère du jour coïncide parfaitement et en tout point avec l'atmosphère standard. Dès lors, un altimètre calé sur une quelconque référence n'indiquera quasiment jamais de hauteur topographique d'un avion par rapport à la surface de la mer ou par rapport à l'aérodrome de départ

.LES CALAGES : En fonction des besoins, il est parfois nécessaire de connaître l'altitude de l'avion par rapport à plusieurs références différentes : le niveau de la mer, l'aérodrome de départ, l'aérodrome d'arrivée. La valeur donnée par l'altimètre calé au QFE s'appelle hauteur au dessus de l'aérodrome où a été effectuée la mesure ou hauteur AAL (above aiport level). La valeur donnée par l'altimètre calé à la pression standard 1013,25 hPa est dite "QNE" ou "altitude pression" elle est utilisée pour voler à des altitudes "rondes" réglementaires afin d'assurer des espacements verticaux entre les avions. On appelle ces valeurs "niveaux de vol" ou FL "flight level" 'EX : un vol au niveau 55 altimètre calé au "QNE" indiquera 5500 ft.

VARIATION DES PRESSIONS : En fonction des conditions du jour, la pression atmosphérique varie et les surfaces isobares (zones de pressions identiques) se décalent parallèlement suivant la verticale. Si une dépression s'établit, les pressions diminuent et les surfaces isobares s'abaissent. Si un anticyclone s'établit, les pressions augmentent et les surfaces isobares remontent. Ainsi, sur un avion resté dans un hangar, l'altimètre peut indiquer une valeur différente de zéro. A grande échelle les surfaces isobares ne sont ni planes; ni parallèles. Conséquence pour l'avion, il vole en général à une altitude lue constante, c'est à dire qu'il épouse la forme d'une surface isobare.

LE CALAGE : En chaque lieu, passe une surface isobare (dont la pression est évidemment celle mesurée en ce lieu). Celle du niveau de la mer s'appelle QNH, celle au niveau de l'aérodrome QFE. Choisir de mesurer l'écart d'altitude de votre avion par rapport à une certaine surface, s'appelle "caler" son altimètre (par exemple mesurer son altitude au-dessus du niveau de la mer revient à "caler son altimètre au QNH". Ceci se fait au moyen d'une molette qui fait tourner la couronne graduée en hPa, dont les valeurs défilent dans la fenêtre jusqu'à ramener la valeur désirée en face de l'index.